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Réflexion départementale sur le protocole de direction

dimanche 14 mai 2006

Le bureau départemental constate que la question de la direction d’école est séparée de la question essentielle du fonctionnement de l’école.

Réflexions du bureau départemental le 25 avril 2005 relatif au protocole sur la direction d’école.

Après une grève administrative de six années, le Ministère vient de faire des propositions concernant les directions d’écoles. Pour le bureau , les solutions proposées ne constituent pas une avancée acceptable au regard de la situation actuelle des collègues dans les écoles et de leurs attentes. Ce protocole ne correspond pas à nos mandats de congrès.

1. Les décharges pour les écoles de 4 classes se mettraient en place en utilisant les PE2, en stage filé un jour par semaine dans la classe du directeur. Cette utilisation se ferait au détriment de la formation continue des titulaires, réduite de trois semaines et de la qualité de la formation initiale des PE2.

Le stage en pratique accompagnée est supprimé de l’année de PE2, alors qu’il permet d’effectuer de nombreux apprentissages du métier . Le rectorat de Guadeloupe n’est pas en capacité d’organiser la totalité du stage « entrée dans le métier » pourtant obligatoire.

Pour rappel, concernant la formation initiale le SNUipp revendique deux années de formation rémunérées et une année T1 à mi-temps avec un retour sur la pratique.

Le directeur se verrait ainsi imposer une nouvelle tâche, à renouveler chaque année avec la nouvelle promotion de PE2 : participer à leur formation...

Le rectorat pourrait récupérer des postes de titulaires car il y a plus de PE2 que d’écoles à 4 classes. Nous avons dénombré une trentaine d’écoles à 4 classes et une trentaine d’écoles à 3 classes.Une nouvelle difficulté réside dans la localisation de ces écoles, pour la majorité dans les dépendances.

Les PE2 supplémentaires pourraient décharger les directeurs des écoles de 5 à 9 classes ou servir de moyen de remplacement pour la formation continue. . Et bien sûr, tout ceci à coût zéro. Pour donner du temps de décharge dans toutes les écoles, il faut recruter plus et non supprimer des postes.

Enfin, aucun temps de décharge n’est proposé aux écoles de moins de 4 classes pourtant les tâches de direction sont les mêmes pour des écoles à 3 ou 4 classes par exemple.

2. Quant au plan de modernisation de l’équipement des écoles, aucun engagement de l’État n’est envisagé. La charge est totalement transférée aux collectivités territoriales, dont on connaît les difficultés financières.

3. Concernant l’aide à la fonction de directeur, le ministère prévoit le recrutement dans toutes les écoles d’un EVS. Après la lutte des deux derniers mois contre le CPE, comment pourrait-on accepter l’arrivée massive dans les écoles de personnels précaires ? Nous rappelons notre exigence de créations d’emplois statutaires et formés de non enseignants (secrétaires, documentalistes, accompagnement d’élèves handicapés...).

4. Sur la revalorisation financière proposée, peut-on sérieusement considérer comme acceptable une augmentation indemnitaire de 15 euros par mois ? Evidemment cela coûte moins cher que d’accorder une revalorisation indiciaire prise en compte pour le calcul de la pension de retraite comme le revendique le SNUipp.

5. La rédaction d’un vade-mecum juridique reposant sur les textes réglementaires existants ne peut constituer une réponse satisfaisante quant à la nécessité de redéfinir de clarifier bien des points sur les responsabilités, les missions, les obligations du collègue directeur.

Les propositions aboutissent globalement à un alourdissement des charges de direction tant en terme de formation que de gestion des personnels, qu’il s’agisse des PE2 ou des EVS. La précarité et l’économie budgétaire sont au centre du protocole. Les négociations ne peuvent en rester à la seule fonction de direction, mais doivent reposer sur les besoins du fonctionnement de l’École et se traduire par un investissement de l’État en terme de personnels, de formation et de moyens disponibles.

Le bureau dénonce le chantage qui est fait par le ministère demandant l’arrêt de la grève administrative en échange de la signature de ce protocole.

Il s’oppose à la signature de ce protocole.

Il mandate son représentant au Conseil national du 9 mai 2006 pour intervenir dans ce sens.

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