Retour accueil

Vous êtes actuellement : Année 2014 / 2015  / Actions 


fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail title= suivre la vie du site syndiquer le forum

Retour sur la CAPD d’ajustements de rentrée

dimanche 12 octobre 2014

La CAPD de rentrée a été l’occasion de rappeler à Monsieur le Recteur la position du SNUipp sur sa gestion de notre académie. Vous trouverez ci dessousla déclaration liminaire des commissaires du SNUipp à la CAPD du 30 septembre 2014. Pour rappel, à cette CAPD l’ensemble des commissaires paritaires tous syndicats confondus avaient quitté la séance suite au refus de l’administration de reconsidérer sa position sur les fermetures de postes 1 mois après la rentrée !

DECLARATION LIMINAIRE DU SNUipp-FSU

CAPD du 30 septembre 2014

Monsieur le recteur Concernant la rentrée scolaire, notre organisation syndicale ne partage pas l’enthousiasme que vous avez affiché sur l’ensemble des médias. Pour le SNUipp-FSU, cette rentrée 2014-2015 est une véritable catastrophe.

La mise en place d’une réforme des rythmes scolaires dont vous avez été le chantre en Guadeloupe a été appliquée à pas de charge avec des parodies de consultations dont le résultat n’est guère gratifiant. En privilégiant les contraintes du périscolaire au détriment du temps scolaire, cette réforme a relégué au second plan les vrais enjeux de la réussite scolaire au mépris des conditions de travail des élèves. En effet, non seulement ces derniers n’ont pas de journées allégées, mais en plus ils doivent venir en classe le mercredi matin. Les temps d’activités périscolaires(T.A.P.), sont une mosaïque de choix, d’organisations, de pratiques, sans aucun cadrage, ni financier, ni à la hauteur des besoins. Pour exemple, la commune des Abymes a 400 enfants sur 6 000 inscrits dans les T.A.P. soit 6%, la commune de Sainte-Rose, 368 sur 2 062, soit 14%.

Mr le recteur, vous avez manqué à votre parole. Lors du CTA de mars 2014, vous aviez annoncé qu’il n’y aurait aucune fermeture de classes après la rentrée scolaire. Mais contrairement à vos engagements, vous avez opté là encore, pour une rationalisation brutale des effectifs dans les classes, un mois après la rentrée, oubliant le caractère social d’une école dans un quartier, fut-il urbain ou rural, et faisant fi des organisations pédagogiques des équipes. Il n’est pas étonnant, là non plus, que les parents d’élèves des écoles de Phirnis, de Dona et de Anzala à Ste-Anne aient bloqué, hier, ces 3 écoles. Au-delà de ces données quantitatives, l’aspect le plus préoccupant de notre système éducatif est son caractère inégalitaire. Seule une minorité d’élèves ayant « les codes », quelle que soit l’organisation de l’École, saura tirer son épingle du jeu de la compétition scolaire. La situation se complique pour les élèves issus de classe populaire voire de classe moyenne. En fait, Mr le recteur, vous participez à laisser sur le bord du chemin, un nombre grandissant de jeunes issus de milieux les plus fragiles socialement.

Mr le recteur, vous bafouez une règle essentielle du mouvement des personnels en affectant des stagiaires avant des titulaires. Bien plus grave, vous envoyez « dans le mur » de jeunes stagiaires sans formation, dans des écoles à plein temps, où ils devront, à plein temps, tenir la classe, faire la classe, préparer de très nombreuses fiches et suivreleur formation initiale sur leur temps libre. À toutes fins utiles, nous rappelons que sur les 31 stagiaires de ce groupe, 15 d’entre eux sont dans ce cadre là, alors que les autres auront droit à une formation alternée. Bonjour l’équité !

Enfin, nous, commissaires paritaires du SNUipp-FSU, affirmons sans aucune ambiguïté que le point attribué aux directeurs d’école pour l’accès à la hors classe sous le contrôle des IEN est une véritable injustice. En réalité, c’est une très mauvaise réponse à une excellente question : comment revaloriser la fonction de directeur dans les écoles primaires ? Pour le SNUipp-FSU, il faut absolument reconnaître cette fonction, en augmentant le temps de décharge, en adjoignant à chaque directeur une aide administrative et en leur octroyant une revalorisation salariale…mais pas au détriment des adjoints. En fait, Mr le recteur vous avez choisi de suivre une « recommandation » du ministre de l’époque Darcos, alors que le décret du 1er septembre 2005 n°2005-1090 qui fonde juridiquement l’accès à la hors classe pour les professeurs des écoles est sans équivoque : le barème se compose du tryptique échelon-note pédagogique-point ZEP. Aujourd’hui, vous avez choisi de diviser les équipes pédagogiques, puisque 10% de la masse salariale se voient octroyer un point de plus, laissant ainsi sur le carreau la quasi-totalité des collègues. Le SNUipp-FSU trouve paradoxale de vouloir comparer, en terme de difficulté les tâches des membres d’une même équipe pédagogique dont le point de départ c’est l’égalité entre tous et la finalité la réussite de tous nos élèves, au travers d’un travail en équipe. Mais l’iniquité monte d’un cran quand vous permettez à certains inspecteurs,à travers une inspection–sanction, de priver certains directeurs du dit point. Vous avez aujourd’hui 80% des enseignants qui ne se reconnaissent pas dans une telle politique.

C’est pour toutes ces raisons que le SNUipp-FSU Guadeloupe votera contre le mouvement de la phase d’ajustement et contre le barème d’accès à la hors classe.

Les commissaires paritaires du SNUipp-FSU Guadeloupe.

SPIP |
changez de style changez de style
Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 30


SNUipp 971, section GUADELOUPE 4107 capitaine Murphy Grand-Camp- ABYMES

BP 81 Pointe à Pitre Messageries 97005 POINTE A PITRE CEDEX

Tel : 05 90 21 66 40Fax : 05 90 21 67 40 Email : snu971@snuipp.fr